Navigation

Profondément pénétré par les terres, l’espace maritime méditerranéen se compose de plusieurs bassins que séparent de longues péninsules. Ces dernières avec leur cortège d’îles découpent la Méditerranée en de nombreuses mers locales et constituent autant de relais facilitant le passage d’une région à l’autre. Cette configuration très particulière se prête ainsi à une navigation côtière entrecoupée de traversées où la perte de vue des côtes n’excède jamais quelques jours.

A ces conditions météorologiques dominées par deux grands régimes atmosphériques qui procure de longues périodes de beau temps aux vents réguliers et bien établis auquel s’oppose une période hivernale moins propice à la navigation de mare clausum.

Au-delà du simple cabotage côtier, tout voyage maritime comporte au moins trois temps : une navigation côtière depuis le port jusqu’au point remarquable de la côte (amer) ; une traversée en haute mer depuis ce point remarquable jusqu’à un autre point remarquable ; enfin, le parcours s’achève par une nouvelle navigation côtière permettant de rejoindre la destination finale. Les amers qui jalonnent les côtes permettent de se repérer. Ils sont souvent constitués d’éléments naturels, caps, montagnes, reliefs mais peuvent aussi être implantés par l’homme comme le célèbre phare d’Alexandrie.

En l’absence de cartes et d’instruments, la navigation est un art qui repose sur une profonde connaissance des côtes, des vents, des astres.

En Méditerranée, les vents régionaux principaux sont le mistral, le bora, le meltem, le sirocco, la tramontane, le marin, le gregal, le levant, le libeccio, l’étésien.

Quant à la connaissance des astres, elle est nécessaire lorsque les côtes sont perdues de vue ou la navigation nocturne. Parmi les constellations, l’Ourse occupe une place privilégiée.